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Qui sommes-nous ?
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Vision
Contrairement à une idée trop largement répandue au Nord, la culture, au sens restreint de création et au sens large de mode de vie, n’est pas un luxe mais la base même de l’identité et de la confiance en soi indispensable à la compréhension mutuelle. Une meilleure connaissance de la culture de l’Autre est donc une condition nécessaire à toute forme de dialogue. La prise en compte de la dimension culturelle dans toute démarche de développement, tant au Nord qu’au Sud, est un prérequis dans la lutte contre le racisme, l’européocentrisme, les stéréotypes et les préjugés, que ce soit des européens envers les pays et les populations du Sud ou inversement des africains vis-à-vis de l’Europe et des européens.
Une démarche culturelle volontariste entend contribuer à un dialogue interculturel véritable et à l’émergence d’attitudes nouvelles, afin de favoriser le respect des différences et de l’identité culturelle, en bref, de participer à l’éducation à la citoyenneté. Dans ce cadre, l’éducation et la démarche pédagogique ont un rôle déterminant en faveur d’un développement durable. Celles-ci doivent être au service du développement.
Au Sud, la nécessaire réforme des systèmes d’éducation doit permettre une meilleure prise en compte des réalités locales (spécificités des contenus, formation des adultes, rôle des femmes, éducation à la citoyenneté et à la démocratie…). Elle devrait également tenir compte de l’apport considérable au processus éducatif, des initiatives développées par la société civile et du potentiel existant en dehors du secteur public.
Au Nord, des actions de sensibilisation et d’éducation au développement doivent donner au public, et plus particulièrement aux jeunes, les connaissances et les aptitudes leur permettant d’agir au plan local pour une situation plus équilibrée et plus juste, chez nous et dans le monde.
Mission
Depuis sa création, l’Ong a comme mission :
• au Nord, de contribuer au changement des mentalités en favorisant les rencontres et le dialogue des cultures.
• au Sud, de privilégier le soutien aux projets à composantes éducatives et culturelles.
Au Nord, CEC poursuit un changement des mentalités, en particulier des jeunes, en vue de favoriser des relations plus équilibrées entre le Nord et le Sud dans le cadre d’une interdépendance bien comprise dont les jeunes sont précisément appelés à être les futurs acteurs. La spécificité de l’association réside dans le champ de la communication culturelle axée sur une (re)connaissance des valeurs et cultures d’autres peuples.Nous pensons en effet, que les activités d’éducation au développement mise en oeuvre dans le cadre de cette thématique, sont un outil primordial pour une meilleure compréhension des enjeux et des problèmes du développement durable.
A travers ses actions s’appuyant sur la connaissance des cultures d’Afrique, CEC entend amener à une prise de conscience des réalités sociales et économiques des pays du Sud. Dans son esprit, les activités culturelles et les expositions qu’elle conçoit sont des supports destinés à lutter contre les préjugés et à rapprocher les peuples. La vocation de CEC est de nature pédagogique (au sens le plus large du terme). Dans le cadre de ses activités d’éducation au développement, priorité est donnée à la réflexion, aux échanges d’idées et à la prise de conscience, par quelque public que ce soit, du blocage que représente l’ignorance, au sein de nos sociétés, des valeurs culturelles et humaines du Sud. Ignorance et indifférence sont des formes de mépris, si elles ne sont pas combattues. C’est un processus de longue haleine.
Le contexte socioculturel de la société belge actuelle démontre quotidiennement la nécessité de continuer à provoquer des occasions de réflexions critiques sur l’imaginaire belge, européen, occidental, et cela tout particulièrement dans le cadre de la mondialisation ambiante. Qu’il s’agisse d’« héritage » colonial, de perceptions de l’immigration, de rapports Nord-Sud au plan psychologique, de campagnes de récoltes de fonds, caritatives ou solidaires, partout des remises en question et des réflexions s’imposent. CEC porte cependant une attention toute particulière aux réactions (positives, et surtout négatives, vu la nature de l’action) des divers publics, en sachant par expérience que l’impact d’un tel travail ne peut se vérifier qu’avec le recul de, parfois, plusieurs années.
En matière de sensibilisation critique, les résistances éventuelles de certains publics ne peuvent être perçues comme des erreurs de méthode et de sens mais bien comme des réflexes « normaux », compte tenu de la thématique. Les sondages, les « faits divers » (meurtre à Anvers d’une malienne et de l’enfant dont elle avait la garde ; une femme turque grièvement blessée, …), et surtout la montée inquiétante de l’extrême-droite démontrent quotidiennement l’urgence et l’ampleur du problème. Mais une action récurrente, tenace et s’adressant à des publics variés nous paraît légitime en soi, au même titre que tous les efforts déployés en d’autres milieux pour préserver et consolider l’exercice de la démocratie.
L’action culturelle poursuit cet objectif de changement des mentalités et de lutte contre les stéréotypes. A partir de l’expérience acquise au fil des ans au cours des nombreuses activités menées par l’association en des milieux très diversifiés (grand public, public scolaire, publics spécialisés), il ressort qu’une action d’éducation au développement basée sur la promotion des cultures du Sud doit être prolongée de façon structurelle. Elle évolue actuellement dans un contexte favorable où les artistes et auteurs africains reçoivent une plus grande attention des acteurs culturels, des éditeurs et du public du Nord, même si la plupart restent encore méconnus. Cette évolution peut être un levier pour que notre action attire un public plus large et que les occasions se multiplient pour souligner l’importance de la dimension culturelle dans toute démarche de développement
Au Sud, la mission de l’Ong est triple :
• Contribuer à l’amélioration du bilan éducatif des pays et des populations cibles, et, partant, de favoriser l’émergence des conditions requises pour l’amélioration des niveaux de vie des populations plus démunies.
• Permettre aux partenaires locaux de renforcer durablement leurs capacités propres (structures, gestion, négociation…) d’éducation, de formation,… dans tous les aspects de la vie économique, sociale et culturelle.
• Favoriser les projets qui intègrent la dimension culturelle dans le processus éducatif comme fondement au développement de comportements citoyens.
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Coopération Education Culture (CEC) est une Ong reconnue par la Coopération belge au développement qui, depuis sa création en juillet 1978, met en œuvre des actions visant à promouvoir les échanges Nord-Sud et à favoriser une meilleure connaissance des cultures contemporaines d’Afrique et de la diaspora. CEC entend ainsi, par une démarche culturelle volontariste, contribuer à un dialogue véritable et à l’émergence d’attitudes nouvelles, afin de favoriser le respect des différences, en bref, de participer à l’éducation à la citoyenneté.
Voir le continent africain à travers le prisme de ses richesses culturelles, et plus particulièrement ses littératures, et comprendre les enjeux d’un développement durable à partir d’une découverte des cultures contemporaines d’Afrique
Léopold Sedar Senghor, Amadou Hampâté Bâ, Cheik Hamidou Kane, Ahmadou Kourouma, Vumbi-Yoka Mudimbe, Williams Sassine, Mariama Bâ, Sony Labou Tansi, Pius Ngandu Kashama, Henri Lopes, Tierno Monenembo, Fatou Diome, Kangni Alem, Wole Soyinka, Mia Couto, Sami Tchak, Alain Mabanckou, Wilfried N’Sondé, ..la liste est longue de noms que nous connaissons ou pas, dont nous avons entendu parler, peut-être pas ? Les avons-nous lus ? De grands classiques mais aussi toute une génération d’auteurs, jeunes et moins jeunes, qui témoignent de l’extrême vitalité littéraire des pays d’Afrique.
Le champ des littératures africaines est vaste, il recouvre une longue histoire, des thèmes variés, des styles caractéristiques, une tradition vivace et des formes littéraires contemporaines qui s’inscrivent dans une modernité féconde. Malgré la présence de plus en plus d’auteurs dans les grandes maisons d’édition du Nord, nombreux restent encore méconnus du lecteur occidental. Or, n’est-ce pas à travers la littérature que nous pouvons le mieux approcher les réalités humaines, culturelles et politiques d’autres peuples ? Que nous pouvons adapter nos regards parfois limités à ce qui nous est transmis par les médias ? La lecture, n’est-elle pas une invitation au voyage dans l’univers de l’autre, qui permet de mieux comprendre ce qui l’anime dans sa propre réalité ?
C’est en tous les cas la conviction de l’Ong Coopération par l’Education et la Culture (CEC) qui a crée et anime depuis 30 ans, une bibliothèque spécialisée en littératures africaines. Cette bibliothèque, riche maintenant de plus de 6000 ouvrages, est unique en Belgique et le fonds de littératures africaines est un des plus importants en Europe. Celle-ci est le noyau dur de l’ensemble des actions menées par cette Ong qui visent à faire découvrir les créations littéraires d’Afrique, et plus largement ses cultures contemporaines (manifestations culturelles, rencontres littéraires, sur les arts plastiques, le cinéma, encadrement pédagogique de pièces de théâtre, expositions littéraires…).
Déconstruire les stéréotypes, comprendre leur influence sur notre perception de l’autre
Pour CEC, une action qui a pour but de faire connaître et valoriser les productions culturelles d’Afrique, doit nécessairement s’accompagner d’une attention constante aux clichés et distorsions, anciennes et contemporaines, des regards occidentaux sur les autres peuples. Il est en effet largement reconnu que les préjugés ont un rôle capital dans la désintégration sociale et que ces stéréotypes négatifs appliqués à des populations d’autres cultures peuvent mener à l’indifférence, au rejet, au racisme et donc empêcher la communication, le repsect et la (re)connaissance mutuelle. Pour cette raison, l’association propose par le biais d’expositions (Le Noir du Blanc, Notre Congo/Onze Kongo , Femmes, d’Afrique ) et d’animations (visites guidées, dossiers pédagogiques, conférences) de sensibiliser le grand public et le milieu éducatif (enseignants et élèves) au poids et à l’influence des stéréotypes dans notre perception de l’autre et à engager une réflexion sur les représentations européennes des populations africaines et, inversement, sur les visions africaines des sociétés occidentales.
Développer le travail en partenariat
Pour mener à bien son travail de sensibilisation et de promotion de cultures contemporaines d’Afrique, CEC travaille prioritairement avec les auteurs, artistes, comédiens, metteurs en scène,… africains, vivant en Belgique ou ailleurs.
De plus, CEC a toujours privilégié la collaboration avec des partenaires qui lui semblent incontournables pour mener à bien son action d’information à l’attention du grand public et de publics plus spécialisés. C’est dans ce sens que nous mettons en place des collaborations avec les bibliothèques publiques, des centres culturels et théâtres, des compagnies de théâtre, des écoles, des Ong, des festivals, la Foire du Livre de Bruxelles, des journalistes… qui sont des relais indispensables de son action.
Venez nous rendre visite! CEC est un lieu d’échange ouvert à tous, accessible du lundi au vendredi de 10h à 16h (bientôt une permanence les mardi jusqu'à 19h) Inscrivez-vous à notre lettre d’information, nous vous tiendrons au courant de nos activités.
Soutenir des projets à dimension culturelle et éducative dans le "Sud"
A sa création, CEC a d’abord soutenu les bibliothèques scolaires et les centres de documentation avant de s’atteler à d’autres projets dans les domaines de l’éducation, la formation et la santé en Afrique mais aussi dans l’Océan Indien, en Haïti et au Vietnam. Aujourd’hui, une spécialisation plus forte est opérée quant au choix des partenaires et des projets dans le "Sud". CEC concentre son soutien sur des projets dans les secteurs dans lesquels l’association a développé une expertise reconnue (éducation et culture) et où elle apporte une réelle plus value par rapport aux champs d’intervention des partenaires locaux.
Depuis 1998, CEC a délibérément axé l’essentiel de ses projets sur la République Démocratique du Congo où l’état du secteur de l’éducation était particulièrement désastreux. L’accent a été mis sur des projets à effets multiplicateurs maxima comme la création et l’adaptation d’outils pédagogiques correspondant au contexte local (Mwana Magazine ), l’équipement de bibliothèques, la formation pédagogique d’animateurs et le recyclage d’enseignants.
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