topleft
topright
Stéréotypes
La déconstruction des clichés Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

cec_notreaction_001.gif

Pré requis dans notre lutte contre le racisme, l’européocentrisme, les stéréotypes et les préjugés tant au Nord qu’au Sud, la promotion d’une meilleure connaissance de la culture de l’Autre est une condition nécessaire à toute forme de dialogue.  A ce titre, CEC opère un travail de déconstruction des images et des discours, de l’époque coloniale jusqu’aux messages publicitaires actuels. Au travers de divers outils, nous proposons une réflexion de fond sur ce que ces contenus transmettent comme représentation de l’Autre auprès de l’imaginaire collectif.

 

En collaboration avec ACHAC , nous avons a élaboré au début des années 90 l'exposition Miroirs d’Empires, qui consistait en la confrontation critique de deux inventaires très proches et pourtant différents : l’iconographie de la propagande officielle (affiches, couvertures de presse, de livres, brochures…) des défunts empires coloniaux de la France et de la Belgique et celles des autres expressions de l’imaginaire social (chromos, bandes dessinées, cartes postales, publicités…) reflétant l’empreinte, plus ou moins profonde selon les époques, de l’univers colonial dans les « mères patries » d’alors.  Cet héritage visuel souvent naïf ou cynique, même si parfois il séduit par son esthétique d’époque, réclamait d’être regardé sans complaisance nostalgique. Cette démarche exigeait un regard critique, qui s’exerce à décoder, afin de mieux comprendre les ruses et les contradictions des images de notre temps sur l’Afrique.

 

cec_notreaction_002.jpgMiroirs d’Empires représente le début d’une démarche novatrice à l'époque que CEC a continué à développer sur base d'un simple constat : les représentations contemporaines, dans notre pays, de populations extra-européennes restent liées à l’histoire colonial du pays. Une réflexion alimentée en permanence par nos collaborateurs, dont Jean-Pierre Jacquemin, qui a été à la base de la conception d’une nouvelle exposition Notre Congo. Centrée sur l’iconographie coloniale, l’entreprise fut guidée par un même souci de saisir, à travers les images variées de la propagande coloniale, les mythes, valeurs et préjugés qu'elles ont diffusés. (Re)découvrir une part oubliée de l’histoire coloniale, le secteur de la propagande, faire comprendre son fonctionnement, et interroger le poids des images anciennes sur les perceptions mentales envers l'Afrique et ses diasporas aujourd’hui. Une action essentielle dans une société où les opinions d’extrême-droite restent bien présentes et à l'heure où la formulation des politiques d’insertion et d'immigration posent d'importants défis. Forger une attitude critique par rapport aux préjugés racistes et xénophobes auprès des jeunes constitue en cela un défi indispensable pour lequel CEC souhaite agir. 

 

Dans cette perspective, les expositions itinérantes sont à la base du développement par CEC d’outils pédagogiques pour le milieu scolaire : Clichés en noir et blanc aborde la déconstruction des stéréotypes xénophobes et racistes dans la publicité à travers une collection d’images d’archive et plus récentes, Le rêve de Lola traite de la question de l’immigration et du rêve d’Europe au travers de différents thèmes et d'un film documentaire.  

 
Application Web by neophIT (template Joomlashack)
Joomla Templates by JoomlaShack Joomla Templates